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La croissance des bâtiments intelligents

À l’heure où toute notre société se digitalise, le monde immobilier n’est pas épargné. Toutes sortes de données sont collectées quotidiennement mais à quoi bon si l’on ne sait pas quoi en faire ensuite ? Le réel enjeu c’est ce qui peut en découler après traitement et analyse car « Rien ne se perd, tout se transforme ». Dans l’immobilier, ce processus d’extraction et d’étude des données est la base de la notion de smart-building (ou bâtiment intelligent).

Un bâtiment intelligent c’est quoi ?

Bien que le terme soit très récent, le concept trouve ses premières origines au 17ème siècle avec l’invention de Cornelis Drebbel (la climatisation) et plus tard celle de René-Antoine Ferchault de Réaumur (le thermomètre à alcool). Ces deux découvertes introduisent la notion d’automatisme, c’est-à-dire qu’elles « s’ajustent » à leur environnement. La montée des nouvelles technologies au 20ème siècle a permis d’avancer dans l’automatisation du bâtiment. Mais ce n’est qu’il y a quelques années que la mise en place du smart building a été rendue possible avec l’évolution des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Les smart buildings sont le fruit d’un mélange entre les systèmes de communication la gestion automatisée et la maîtrise des dépenses en énergie. En bref, comme le dit Mickael Sigda, directeur chez Colliers International France :

« C’est un bâtiment capable de s’auto-réguler et d’auto-mesurer ses performances. Son objectif est d’améliorer l’habitabilité et les conditions de travail de ses occupants, de minimiser son impact sur l’environnement et d’optimiser son coût global. »

Le recueil en temps réel de données passe par la mise en place de nouvelles technologies de télécommunications et de gestion : GTB (Gestion technique des bâtiments) et GTC (Gestion technique centralisée). Lorsque l’on parle de ces technologies pour l’habitat, on les groupe sous le terme de domotique.

La domotique, pilier du bâtiment intelligent

La domotique consiste à mettre en réseau et faire fonctionner les équipements électriques/électroniques d’une maison ou d’un bâtiment afin d’automatiser certaines fonctions. Le tout pour réaliser des économies d’énergie, améliorer le confort mais aussi la sécurité.

Ces techniques vont permettre aux appareils électriques de communiquer ensemble par WiFi, ondes radio ou encore réseau électrique. Le vrai avantage de la domotique c’est la possibilité de centraliser le tout sur un même support tel qu’un ordinateur, une tablette, un smartphone, un écran tactile… Pour mieux comprendre le principe de la domotique, il faut le voir comme un scénario. Imaginez-vous partir au travail, en votre absence votre logement se met « en veille », les volets se ferment, le chauffage diminue, l’alarme s’active… Ou alors imaginez qu’il commence à pleuvoir, vos velux se ferment automatiquement… Bref, les scénarios sont infinis, la seule limite étant votre imagination !

Un bâtiment « smart » est donc avant tout un bâtiment qui communique ! Pour ce faire, il faut mettre en place des capteurs afin de gérer automatiquement les différents équipements. Bien entendu, tout cela ne fonctionne pas sans la mise en place de réseau à l’intérieur même du bâtiment.

Des outils au service de l’habitant

Pour contrôler leurs équipements, les résidents disposent d’outils simples d’utilisation : une interface web ou de contrôle centralisé depuis une tablette ou un smartphone ne sont pas rares. Un moyen aussi de sensibiliser et d’éduquer les usagers pour les diriger vers une meilleure maîtrise des dépenses énergétiques.

En parallèle, le bâtiment se doit d’avoir une gestion active. Que ce soit au niveau de la construction, de la mise en œuvre ou encore de la maintenance, des outils digitaux existent. KerForHome est l’un d’entre eux, il permet de gérer de façon optimale les réclamations des résidents et de passer à l’action plus rapidement. Faisant ainsi gagner à chacun du temps pour pouvoir se concentrer sur tout le reste !

Une nette évolution du marché

Le marché du bâtiment intelligent ne cesse de croître, de plus en plus d’entreprises et de propriétaires voient les avantages à ajouter des systèmes durables et économes en énergie à leurs structures.

Le groupe Bouygues avec ses filiales Construction et Immobilier a fait un grand pas dans ce domaine. La première s’est lancée dans cette réflexion en cherchant à repenser l’habitat. Avec son programme de recherche ABC, elle propose un bâtiment autonome pour s’affranchir des réseaux habituels. La seconde a quant à elle déployé Flexcom en juin 2016, une offre domotique proposée dans la moitié des logements neufs mis en vente. De nombreuses start-ups se lancent également dans l’aventure en créant des objets et des solutions toujours plus connectés.

Ce n’est pas encore parfait mais les smart buildings participent à la transition énergétique et s’inscrivent dans la volonté d’atteindre les objectifs de sobriété à l’horizon 2020.

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